“La confiance n’exclut pas le contrôle.”
J’ai rencontré ce principe très tôt dans ma carrière, mais ce n’est qu’en juin 2019 que j’en ai saisi toute la profondeur – à la fois son exigence éthique et son potentiel de développement.
Je me souviens très précisément de cette réunion, où je présentais les résultats de l’équipe que j’accompagnais. Ce jour-là, j’ai ressenti comme un voile qui se déchirait : la prise de conscience que vérifier n’était pas trahir, mais éclairer.
Contrôler, dans une démarche éthique, c’est s’assurer que l’action reste alignée avec l’intention, que les résultats obtenus reflètent bien les objectifs visés.
Cela permet deux issues :
√ Soit la confiance est confirmée, et alors elle se renforce.
√ Soit elle est déçue, et cela devient une opportunité d’apprentissage. Apprendre, ajuster, progresser… et contrôler à nouveau.
Dans de rares cas, cela peut mener à une fin de collaboration. Mais là encore, le cadre reste celui d’un respect mutuel et d’une cohérence nécessaire.
Accompagner, c’est aussi cela : maintenir la confiance vivante, par des actes concrets de suivi, d’ajustement et d’engagement partagé.